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«Merci pour ces témoignages. Maman est avec moi aujourd'hui. Elle se sent un peu moins seule face à cet enfer de son enfance. Malgré tout c'est une femme formidable, mais comment a-t-elle fait?»

«Très touchée et concernée ... Petite-fille de l'un de ces enfants illégitimes placés, je comprends désormais beaucoup de choses...»

«Même quand la vie va, une „enfance volée" ne s'oublie pas. La peur, l'angoisse, le chagrin, le sentiment immense de solitude, l'absence d'affection, l'insécurité. On ne peut l'oublier, même quand la vie s'arrange un peu par la suite. Merci à ceux qui ont prêté leur voix pour dire leur souffrance, qui fut aussi la mienne.»

Ces citations figurent parmi de nombreux autres messages similaires laissés dans les livres d'or de l'exposition. Elles montrent que le thème des enfants placés n'est pas seulement de nature historique, mais qu'il affecte aujourd'hui encore beaucoup de personnes: celles directement touchées, mais aussi la seconde génération représentée par les enfants d'enfants placés, qui souffrent des traumatismes de leurs parents.

Tuteur commis d'office en visite chez une famille d'accueil. Canton de Berne, 1946.
Photo: Paul Senn, FFV, Kunstmuseum Bern, Dep. GKS.
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